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Etre parent célibataire et travailler quand même: Solution: un emploi à temps partiel ?

En tant que parent isolé, la vie présente de nombreux défis qu'il est difficile de relever seul. De nombreuses familles monoparentales sont touchées par la pauvreté. Pour lutter contre ce phénomène, les mères, en particulier, ont un emploi à temps partiel. Mais il faut faire attention à certains points.

Une famille monoparentale avec un emploi à temps partiel ?

Le travail à temps partiel est une option permettant aux parents isolés de concilier vie familiale et vie professionnelle. Photo: Nadezhda Fedrunova iStock, Getty Images Plus

Letravail à temps partiel est une question qui concerne aussi bien les femmes que les hommes. Les familles devraient se mettre d'accord en interne sur une solution commune avec l'enfant et le travail. En Suisse, environ 60 pour cent des mères ou des pères élevant seuls leurs enfants travaillent à temps partiel. La majorité d'entre elles sont des femmes, car selon l'Office fédéral de la statistique, de nombreux hommes travaillent plutôt à temps plein.

Il s'avère ainsi que même chez les parents isolés, la répartition classique du travail bourgeois domine, bien que l'on observe une nette augmentation du nombre de mères travaillant à temps partiel au fil des ans. Les raisons en sont multiples, la peur d'une pauvreté imminente l'emportant.

Le marché du travail est tendu et une pause bébé trop longue signifie souvent qu'il est difficile de réintégrer son ancien emploi. En outre, le travail à temps partiel apporte souvent une contribution importante et fiable au budget du ménage. Il ne faut pas non plus oublier les facteurs sociaux qui rendent le travail à temps partiel si important pour de nombreuses mères et de nombreux pères.

Le travail à temps partiel fait du bien à l'âme

Des études ont montré que les parents isolés qui ne peuvent pas s'occuper d'eux-mêmes et de leur enfant souffrent d'une forte charge psychique. La peur de l'échec et l'isolement social peuvent survenir.

Un emploi à temps partiel ne prévient pas seulement cet isolement social, mais représente souvent une pause importante dans la vie de mère ou de père. La plupart du temps, le parent isolé est la seule personne de référence pour sa progéniture, de sorte qu'il a le sentiment de devoir être présent en permanence. Cela peut entraîner un stress conscient ou inconscient. En revanche, les mères ou les pères célibataires qui travaillent à temps partiel peuvent échapper à cette obligation pendant un certain temps, ce qui est justifié.

Créer les conditions d'un emploi à temps partiel

Les parents isolés qui souhaitent travailler à l'heure ont besoin d'une bonne gestion du temps et, selon l'âge de l'enfant, d'une garde fiable. Ces deux aspects ne sont pas sans difficultés et nécessitent l'aide de tiers. En outre, de nombreux employeurs exigent de leurs employés potentiels qu'ils puissent prouver qu'ils disposent d'une structure d'accueil régulière pour leurs enfants.

Certaines familles monoparentales rencontrent des problèmes dans ce domaine. En particulier dans les zones rurales, les crèches sont souvent rares et trop coûteuses pour certaines personnes. Si c'est le cas, il est possible de s'adresser aux hôpitaux locaux ou à l'entreprise elle-même.

Une autre possibilité est la table de midi, qui est de plus en plus proposée par certaines communes, villes et institutions religieuses. En outre, l'association des parents de jour, qui met en relation les mamans de jour et les papas de jour, peut éventuellement aider.

Pour cela, il est important d'avoir un bon contact entre le parent isolé et la personne qui s'occupe de lui. Les parents, les grands-parents et les amis sont également une option. Il convient de conclure avec eux des accords clairs concernant l'étendue de la prise en charge, le moment et la fréquence, afin de ne pas nuire à la relation personnelle et de ne pas surcharger l'engagement bénévole.

Problèmes d'un emploi à temps partiel

Au problème de la garde des enfants s'ajoutent souvent des difficultés extérieures. Ainsi, certains employeurs n'apprécient pas de passer d'un emploi initial à temps plein à un emploi à temps partiel. Ceux qui souhaitent changer de travail se retrouvent souvent face à un choix limité d'offres et, la plupart du temps, le salaire est nettement inférieur à la moyenne.

Ainsi, en Suisse, les mères élevant seules leurs enfants présentent un taux de working poor supérieur à la moyenne et reçoivent plus souvent l'aide sociale que la moyenne. En outre, les possibilités d'évolution professionnelle sont limitées et la sécurité de l'emploi est généralement faible dans le cas d'un travail à temps partiel. A cela s'ajoutent des inconvénients de la part de l'Etat.

Ainsi, dans la LPP, le travail à temps partiel est toujours exclu ou désavantagé de l'assurance. Cela signifie que si le revenu est inférieur au seuil d'entrée de 21'330 francs en 2019, il ne sera pas assuré.

De plus, en cas de travail à temps partiel, la totalité de la déduction de coordination est prise en compte. Ainsi, pour un revenu de 35 000 francs par exemple, même pas un tiers de ce montant serait assuré, ce qui se traduirait au final par une rente plus faible. Les discussions au sein du Conseil fédéral sur d'éventuelles modifications se poursuivent à ce sujet. Il s'agit d'utiliser plus efficacement le potentiel professionnel des familles monoparentales et de s'adapter à l'évolution démographique.